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La vie Luzilloise, 60 ans en arrière

by 26 décembre 2015

Peu après la seconde Guerre Mondiale, les Luzillois n’avaient pas le même mode de vie qu’aujourd’hui. A cette époque, les Luzillois subvenaient à leurs besoins grâce à la culture et à l’élevage des animaux dans les fermes.

Une grande partie des Luzillois allait travailler dans les fermes voisines et rapportaient 20 francs à la fin du mois. Ils ne gagnaient pas beaucoup d’argent mais étaient nourris et blanchis. « C’était le principal ».

Beaucoup avaient leurs vignes et faisaient leur propre vin.
Pendant la traite des vaches, les enfants étaient « parqués » par des ballots de pailles pour ne pas qu’ils tombent dans la fosse des vaches que l’on trouvait dans toutes les fermes.

L’eau n’était pas courante. On possédait un puits ou on allait chercher l’eau au centre bourg. Elle était puisée grâce à une manivelle ou une roue en bois.
Le nettoyage des vêtements se faisait à la main soit à la maison soit au beau lavoir qui se trouvait sur la route du Liège.
Les réfrigérateurs n’existaient pas non plus : « On mettait le beurre dans un seau et on le descendait dans le puits jusqu’au niveau de l’eau pour le préserver de la chaleur ». Le gaspillage de l’eau n’existait pas.
Les enfants se rendaient à l’école, chaussés de sabots ou de galoches (chaussures en cuir avec semelles de bois protégées par des clous).
Les enfants demeurant au Bois Joubert faisaient, seul, les 3 km les séparant de l’école. Ils récupéraient les autres enfants sur le chemin de l’école.
Les petits Luzillois allaient à l’école à partir de 6 ans jusqu’à 14 ans pour obtenir le certificat d’études. L’école était constituée de 4 classes de 30 à 35 élèves. Une classe était située dans le hall d’accueil de la mairie actuelle !
Une cantine existait, mais durant la guerre, il y avait peu d’argent alors les élèves les plus pauvres emmenaient « leur gamelle » et allaient manger chez les habitants proches de l’école.

A cette époque, solidarité et entraide était très naturelles.

La garderie n’existait pas, les enfants rentraient à pied chez eux et se débrouillaient sans les parents.
Les maîtres d’école étaient très stricts. Les enfants craignaient maîtres et parents. Respect et politesse étaient des priorités de savoir-vivre. Le savoir-vivre était d’ailleurs enseigné tous les matins. A l’école, il fallait bien écouter sinon la punition était de mise et les élèves punis partaient plus tard de l’école le soir, car ils avaient des lignes à faire. Mais lorsqu’ils travaillaient bien, ils recevaient de beaux livres reliés en récompense.

Les vacances scolaires n’arrivaient qu’aux alentours du 14 juillet, jour de fête où des jeux étaient proposés, comme la course en sac ou le fait d’attraper avec les dents une pomme dans l’eau, les yeux bandés. Le soir, les Luzillois se rendaient au feu d’artifice avec leur lampion.
Pour remplacer la télévision, les habitants se retrouvaient le soir pour « des veillées ». Entre autres, ils pouvaient « énouler » des noix (les sortir de leur coque), car chacun avait son noyer. Ou alors ils mangeaient ensemble des rillettes, du pâté et des petits gâteaux. Ils se retrouvaient aussi pour jouer aux cartes et aller au café. Le football commençait à naître. Il fut introduit par Mr Bonnin en 1954. Le premier terrain se trouvait au lieu-dit Les Fontaines. Des bénévoles organisaient des séances de cinéma ou de théâtre dans une grange. Et pour 80 centiles (de franc), les habitants de Luzillé se retrouvaient au bal.
Luzillé a toujours été un village très vivant avec énormément de commerces. Pour un peu plus de 1 000 habitants, il n’y avait pas moins de 6 épiceries, 3 boulangeries, 3 boucheries, 5 cafés, 1 notaire, 1 percepteur, 1 médecin, 1 dentiste, 2 coiffeurs, 3 sabotiers, 2 maréchaux, 1 buraliste, 4 menuisiers, 1 électricien, 1 poste et 1 tricoteuse (pour recoudre « les chausses »). La majorité des commerçants étaient regroupés au centre bourg.

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